Ils m'ont fait confiance en 2011

Publié le par kamishibailleur de contes

 

 

mercredi 19 janvier 2011: centre de loisirs de Samoreau (77).

 

Le directeur a souhaité pour les petits, une intervention sur le thème de la différence.

 

 

mercredi 16 février 2011: bibliothèque de Nandy (77).

 

nandy-006.jpgLe public a pu vivre la magie autrement, avec un théâtre d'images contées.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 2 avril 2011: Maison de la Nature et de l'Environnement de Vert-Saint-Denis (77)

 

 

tente-mauritanienne.jpgLa contée a eu lieu sous une tente mauritanienne devant une trentaine de personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 9 avril 2011: Bibliothèque de Nandy (77)

 

nandy-009.jpg

 

 

Le public a fait un voyage dans les étoiles.

Publié dans nos RDV manqués

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manu 14/07/2011 10:03


hello çà à l'air génial ton truc . J'ai effectivement adoré travailler avec un kamishibaï , avec les tous petits c'est vraiment quelque chose de fantastique . L'idée à d'ailleurs été lancée de
faire faire les dessins de l'histoire au tout petit pour leur raconter après . bon c'est un projet , mais le kamishibaï à vraiment des avantages sur plusieurs niveaux . J'ai d'ailleurs été étonnée
par les rétissances des autres conteurs .Conter est un art multiple et je n'ai fait seulement qu'effleuré la surface des choses .ton blog est vraiment interressant j'y reviendrai à bientôt n'hésite
pas à laisser un message , j .
bonne journée manu


Kamishibayavatar 20/07/2011 23:50



Bonjour Manu, merci pour ta venue sur mon blog. Tes remarques m'incitent à faire des commentaires. Mon activité de conteur n'a qu'un an d'existence, mais a été très riche et très enrichissante.
Je découvre les possibilités en fonction de l'âge des enfants et donc de leur imaginaire.


- En dessous de 3 ans, mes contées durent une trentaine de minutes. Les enfants sont crédulent et certaines choses peuvent leur faire peur. Par exemple, une gamine a réellement cru que j'avais
des crocodiles dans mon pot-au-lait - elle a courru en pleurant dans les jupes de sa mère. Il s'agissait en fait de bonbons. il me plaît à penser que cette distribution de bonbons me rapproche du
kamishibaya japonais qui vendait ses bonbons dans la rue.


Petite parenthèse: je suis allé voir "Kamishibaï", la pièce montée par le théâtre des bâtisses. Un enfant qui n'avait probablement pas les 6 ans minimums requis à vraiment eu le trouille de sa
vie en voyant un des personnages - le mauvais géni enfermé dans le kamishibaï. Cette pièce de théâtre est remarquable: elle met en scène le kamishibaï alors que habituellement c'est plutôt le
kamishibaï qui met en scène les histoires. Un grand merci à l'auteur et metteur en scène, Fabien ARCA.


- Entre 3 et 6 ans mes contées durent 1h15. Et ce sont de pures moments de bonheur pour un public de bibliothèque par exemple. Pour un public de centre de loisirs c'est une autre affaire mais je
comprends mieux leurs réactions. J'ai aussi fait des erreurs: il est plus facile de récupérer une pagaille qui touche à sa fin qu'une pagaille organisée au beau milieu du spectacle.


- Au delà de 6 ans, j'ai réussi à faire une conté de deux heures avec un petit groupe d'enfants sur le thème de l'oeuf et de la magie. Autour de 9 ou 10 ans les enfants croivent beaucoup moins à
toutes mes histoires et lorsqu'on les incite à participer, ils en profitent pour réagir. Mais heureusement je leur réserve des surprises qui ne manquent pas de faire rire l'auditoire. Toute la
difficulté c'est d'anticiper leurs réactions mais il faut le faire et accépter l'imprévu - se donner une marge d'improvisation.


- J'ai des idées de spectacles pour ados et adultes. Mais la encore, le temps, l'énergie, le courage, l'abnégation me manquent.


Enfin tout ceci m'incite à dire que mes prestations sont à mi chemin entre la pratique du conteur traditionnel et le metteur en scène d'une pièce de théâtre. J'essaye au maximum de
faire participer les enfants pour qu'ils ne soient pas passif devant le conteur et pour que la fonction du conteur ne se réduise pas à un individu qui disparaît derrière son castelet. Cette
posture qui est décrite par Marie-Charlotte Delmas est loin d'être celle du Kamishibaya japonais tel qu'il pratiquait à l'époque allant avec son vélo, au devant du public de la rue.


Ca explique peut-être les réticences des conteurs!


Pour ce qui est de faire participer les enfants avant la représentation, c'est évidemment encore plus intéressant pour eux de voir leur travail réinvesti dans un spectacle, une représentation
d'un travail plus global, plus abouti. Pour ma part, je n'en suis pas encore là. J'en suis au stade de faire faire des coloriages dans mon entourage. Et chose étonnante, les parents s'y mettent.


Un dernier mot: j'ai vu un truc étonnant sur la formation des conteurs - genre les infos que l'on pourrait trouver au CIO du coin ou dans les revues de l'onisep. Il serait préférable d'avoir de
s'orienter vers des études littéraires, etc. Que néni!


Il n'est nul besoin d'avoir fait les beaux arts pour illustrer une histoire. Il faut de la persévérance, de l'imagination, s'inspirer d'autres auteurs... Le résultat finira par être au RDV.